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Des élèves de 5ème engagés dans la protection du bord de mer

« Imaginez que vous plantez votre jardin de demain, car ce que vous faites là, c’est bien pour votre futur. » C’est sur ces paroles de Wedra Wamo, en charge du projet Kiwa Pebacc+ à Iaai (porté à Ouvéa par le Syndicat Initiative Iaai-Ouvéa), que la matinée de mercredi 1er juillet a débuté. Huit élèves de la classe de 5ème étaient présents à la tribu de Wakatr, encadrés par Mme Boucko, professeure d’histoire-géo, de l’enseignement des éléments fondamentaux de la culture kanak (EFCK) et co-animatrice du projet d’aire marine éducative, porté chaque année au collège par la classe de 5ème.

Sur place également, pour accueillir les élèves : Balyan Sinedo, pépiniériste, Djemes Wamo, garant de ce projet environnemental pour le hunami de Wakatr, l’association Waguewe de Wakatr, Gerald Wanakahme, volontaire et observateur pour Hnanemeû et David Gope, chargé de l’environnement à la commission Environnement de la commune d’Ouvéa. « Les élèves ont passé la matinée motivés, attentifs, intéressés et acteurs des actions », a remarqué Mme Boucko.

Très vite, le groupe d’élèves a été pris en charge par Balyan Sinedo, pour une formation en deux temps : la mise en place de barrières naturelles en fascines de coco, puis la plantation de végétaux de bord de mer pour retenir le sable et lutter contre l’érosion. Balyan Sinedo a ainsi commencé à poser les feuilles de cocotier contre les piquets prédisposés et les élèves ont fait la même chose pour constituer la barrière naturelle en fascines de coco.

Il a rappelé qu’il fallait éviter de faire des tas de déchets naturels en bord de mer et de les brûler, mais plutôt de mettre tout cela dans les fascines pour que cela devienne du compost. Il a également expliqué que ces fascines de coco serviraient de nourriture aux plantes que les enfants allaient mettre en terre.

S’en est suivie la phase de plantation. Les élèves ont commencé par planter le wadëtr ou patate de mer, plante rampante de bord de mer, qu’ils ont mise en terre à 1 mètre devant les fascines de coco, car ces plantes vont servir à consolider le sable. Après les wadëtr, ils ont planté le amedu ou pourpier, autre plante rampante se nourrissant également des fascines de coco. Derrière les fascines de coco, les élèves ont planté le hûû, suivi sur une rangée arrière, en quinconce, du liserando.

Le vétiver a été planté sur une 3ème rangée à l’arrière des fascines, mais aussi devant. Des plantes connues par les élèves grâce à leur travail engagé depuis le début de l’année scolaire dans le cadre de l’aire marine éducative (mise en place d’une pépinière pédagogique, récolte de plantes du littoral, réalisation d’affiches informatives autour de ces espèces).

Sur une 4ème rangée à l’arrière des fascines ont été plantés les buissons d’argent. Enfin, le tamanou a été planté en arrière-plan, à 5 ou 6 mètres du plateau de volley, car c’est un grand arbre dont les racines risquent d’abîmer le plateau sportif.

La séance s’est terminée par des questions de restitution posées par Balyan et Wedra, sur l’importance de ce qu’ils venaient de faire et sur la transmission. Ainsi, les élèves ont été encouragés à reproduire ces actions dans leurs tribus et à en parler autour d’eux. Une petite collation a clôturé cette séance, avec un quiz et les remerciements des élèves pour ce moment très riche.

Mise à jour : 3 juillet 2026

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